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Économie du marketing des créateurs : Ritson recommande de renégocier
Points clés
- Traitez les accords avec les créateurs comme un travail défini, et non comme une publication unique avec des extras illimités.
- Les marques peuvent maintenir leurs investissements auprès des créateurs tout en renégociant le prix, les preuves de performance et les livrables.
- Les créateurs de plus petite taille devraient surveiller les programmes qui récompensent la participation plutôt que le nombre d’abonnés.
L’essor des créateurs devient un problème de tarification et de preuve, et non une raison pour les marques de se détourner.
L’essor des créateurs devient un problème de prix et de preuves, et non une raison pour les marques de se retirer.
L’économie des créateurs est entrée dans son ère tableur, ce qui est moins amusant que le montage de transformation spectaculaire, mais sans doute plus utile. Les marques veulent toujours intégrer les créateurs dans leurs plans, les créateurs veulent toujours être payés équitablement, et les plateformes continuent discrètement de prendre le fauteuil le plus confortable de la pièce. Le dernier argument de Mark Ritson dans The Drum tombe pile dans ce milieu inconfortable : ne brûlez pas le budget créateurs, mais arrêtez d’acheter des « vibes » à des prix de CPM premium déguisés en stratégie. C’est cette partie qui mérite qu’on s’y attarde. Le canal des créateurs n’est pas mort, il est en train d’être réévalué. Pour les créateurs, cela peut donner l’impression que le groupe de discussion est soudain devenu un service achats. Pour les marketeurs, c’est un rappel qu’un canal peut être culturellement brûlant et économiquement brouillon en même temps.
Ce que The Drum met réellement sur la table Dans The Drum, Mark Ritson affirme
que les marketeurs devraient continuer à investir dans les créateurs s’ils peuvent négocier en fonction de ce qu’ils obtiennent réellement. La chronique, publiée le 10 août 2026, présente le moment actuel à travers un nouveau rapport qui révèle les dures réalités économiques auxquelles les créateurs sont confrontés. Ritson souligne aussi l’ambiance autour de ce canal, en notant que Cannes Lions comptait plus de créateurs que de clients et que les présentations des CMO incluent désormais régulièrement la diapositive sur les créateurs. Traduit du dialecte des conférences marketing : les créateurs ne sont plus une quête secondaire. Ils sont dans la conversation budgétaire principale, ce qui signifie que les règles deviennent moins floues. Dès qu’un canal devient incontournable, l’acheteur commence à demander ce qui est acheté, quelles preuves l’accompagnent, et si le prix a encore du sens. Ce qui est utile, c’est que Ritson ne défend pas la critique facile et paresseuse. Selon le résumé de sa chronique par The Drum, l’argument est de continuer à dépenser, mais de négocier autour de la livraison réelle. Cela déplace la discussion, loin de l’adoration des créateurs ou du dénigrement des créateurs, vers le travail moins glamour, mais très nécessaire, qui consiste à définir l’accord.
La vraie nouveauté, c’est
la négociation, pas l’abandon La chronique de Ritson dans The Drum compte parce qu’elle distingue la croyance dans le canal de la croyance dans chaque prix qui y est attaché. Une marque peut penser que les créateurs sont utiles tout en se demandant si une offre, un tarif ou une demande de droits d’utilisation correspond à ce qu’elle reçoit. C’est probablement dans cette distinction que vivra le prochain cycle du marketing des créateurs. Pour les marketeurs, le geste pratique consiste à arrêter de traiter le travail des créateurs comme un seul bloc. Une publication, une licence d’utilisation, une participation à une campagne, des ventes en affiliation, une présence à un événement et une contribution créative ne sont pas la même chose. Si un accord inclut plusieurs de ces éléments, il faut les tarifer comme plusieurs choses, pas comme une légende de post et un rêve. Pour les créateurs, la même logique fonctionne dans l’autre sens. Si une marque demande des modifications, des formats supplémentaires, une utilisation en média payant, du whitelisting, du travail dans les commentaires ou des rapports de performance, ce ne sont pas de petits bonus mignons. Ce sont du travail, des droits et du risque, et cela doit figurer dans le périmètre avant que qui que ce soit publie le premier brouillon pour validation.
Urban Outfitters montre la version structurelle Creator Economy News de Philip
Brown offre un parallèle utile avec la stratégie créateurs d’Urban Outfitters. Brown résume le passage du distributeur de campagnes d’influence ponctuelles à un écosystème de micro-créateurs permanent et gamifié via le programme Me@UO. Le programme récompense la participation plutôt que le nombre d’abonnés, grâce à des défis saisonniers, des revenus d’affiliation et des avantages expérientiels comme des voyages de marque. Cet exemple est important parce qu’il montre une façon dont les marques changent l’unité de valeur. Brown écrit que l’accent est mis sur les micro-créateurs de moins de 10 000 abonnés, la participation communautaire, les consignes hebdomadaires, l’activité sur Discord et les récompenses expérientielles. Autrement dit, la marque ne se contente pas de louer de la portée pour un moment, elle essaie d’organiser un système de créateurs récurrent. Brown note aussi qu’Urban Outfitters a construit des outils de suivi internes et prévoit une évaluation multifactorielle couvrant la participation, l’engagement et la qualité créative. C’est un marché différent de l’ancien modèle de publication ponctuelle. Il donne aux petits créateurs une voie plus claire, mais il leur demande aussi d’opérer à l’intérieur d’une machine plus structurée.
Ce que les créateurs et
les marques devraient faire ensuite La lecture combinée de The Drum et de Creator Economy News ne dit pas que les créateurs sont soudain moins importants. Elle dit que le marché devient plus précis sur ce que le travail des créateurs est censé accomplir. Cela peut être sain si les deux camps arrêtent de prétendre que chaque accord est un transfert culturel magique et commencent à rédiger des périmètres plus propres. Les créateurs devraient se préparer à davantage de questions sur les livrables, les droits, la participation et les preuves. Les marques devraient se préparer à payer plus clairement lorsqu’elles demandent plus qu’une publication. Et les plateformes, naturellement, continueront de promettre des outils qui rendent tout cela plus facile, ce que nous ajouterons au décompte permanent des choses que les plateformes jurent qu’elles seront simples un jour. Le prochain point à surveiller est de savoir si les programmes de créateurs commencent à ressembler moins à des poussées de campagne et davantage à des systèmes d’exploitation pour les communautés, les affiliés et la participation récurrente. Si cela arrive, la négociation devient une compétence centrale pour les créateurs, pas un niveau bonus. Les gagnants seront les personnes capables de dire ce que le travail inclut, ce qu’il n’inclut pas, et ce que vaut chaque élément avant que le brief ne se transforme en tableur à 17 onglets.